deux notes sur sade

Les quatre protagonistes des 120 journées jouissent au départ non de l’exposé des passions simples mais de la certitude des atrocités qui vont nécessairement suivre. En un sens, nous pouvons dire qu’ils jouissent d’une jouissance à venir.

Chez Sade, l’esprit tourne sur lui-même comme un fauve en cage et, par quelque biais qu’il se présente, n’aperçoit tout autour que barreaux. La société entière n’est qu’un frein à cet appétit terrible. Voilà les chaînes qu’il faut briser : famille, religion, mœurs, lois, conventions…

CAHIER DES PROBLÈMES – 2004/2010